Charles Evrard

Votre masseur-kinésithérapeute
contactez-nous

Charles Evrard et ses collègues

Vous accueillent au sein du cabinet afin de vous prodiguer divers soins de kinésithérapie, thérapie manuelle, ou de bien être(massage, acupuncture, cours de yoga et de gym...)


Découvrez l’histoire de la thérapie manuelle

health, medicine and pandemic concept - doctors and nurses wearing protective medical masks on white background

I) Histoire de la médecine

La médecine = Science qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé; art de prévenir et de soigner les maladies de l'homme.

Soigner = S'occuper du bien-être et du contentement de quelqu’un, du bon état de quelque chose.

Les débuts de la médecine remontent sans aucun doute à la Préhistoire, médecine par les plantes étant un des moyen de soigner. Dès lors, il semblait que ce savoir se transmettait entre « initiés ».

Des signes de « chirurgie » d’époque faisaient aussi leurs apparitions : la trépanation (était-ce des rituels ? De la médecine ? De l’expérimentation instrumentale?).

Puis à partir de l’Antiquité, les 1er écrits concernant la médecine apparaissent :

- « le code de Hammurabi » écrit au 18ème siècle av JC énumérait déjà les règles concernant les honoraires et les risques en cas de faute professionnelle.

- Puis au 7eme siècle av JC, constitution d’une bibliothèque médicale à Assurbanipal où il y était clairement exposé la dissociation entre médecine et magie.

Sans conteste, les fondateurs de la médecine occidentale sont les Grecs dont les plus connus sont Pythagore, Thalès, Démocrite. (tous étant mathématicien, philosophe et médecin)

- Il faudra attendre le 5eme siècle av JC pour voir apparaître le serment d’Hippocrate, texte fondateur énumérant les bonnes conduites d’un médecin (texte auquel les médecins actuels prêtent serment) ainsi que la théorie des humeurs (des 4 éléments : 1ère théorie essayant d’expliquer le lien entre corps et esprit).

En 320 Av JC : L’école d’Alexandrie avait la bibliothèque la plus complète concernant l’anatomie humaine. Malheureusement ses écrits sur l’anatomie humaine furent oubliés aux profits d’une description anatomique tirée d’extrapolation de dissection d’animaux fait par Aristote.

Le monde de la médecine se basait donc sur des connaissances tirées d’animaux morts.

La médecine Grec se transmit au monde Romain. Galien, au 2ème siècle après JC, complétera la théorie des humeurs d’Hippocrate et avancera que le maintien de la santé passe par un contrôle d’une alimentation et une hygiène de vie saine.

Celse, philosophe romain du même temps, compléta la définition de la médecine et la dissociera entre 3 chapitres : diététique, chirurgie, pharmaceutique.

Il écrira « la discipline médicale est un domaine devant fréquemment recourir aux autorités de jadis ».

Jusqu’au 18ème siècle, la médecine est une discipline qui pratique sa propre histoire : les médecins eux-mêmes se mettent à écrire pour justifier leurs pratiques, leurs doctrines ou organiser un savoir.

Il faudra attendre Kurt Sprenger (1792-99) qui est le 1er à dire que l’Histoire de la médecine ne doit pas se borner à la vie (autobiographie) et aux idées des grands médecins. Il faut joindre aussi l’Histoire des sciences et la Philosophie.

On passe de critiques littéraires médicales à une Histoire de la médecine non plus basée sur les médecins, mais sur l’enchaînement des systèmes et des doctrines sur lesquelles on s’est appuyé pour traiter les maladies : émergence d’une Raison.

De là, naît notre médecine scientifique. (début XIX)

Différents courant comme le Romantisme, le scientisme ou encore le positivisme voient le jour. Mais tous ont le même but : l’Histoire de la médecine devient une discipline Universitaire où les sources et les textes doivent être soumis à la critique scientifiques.

II) Et la médecine manuelle dans tout ça ?

 

Skeleton with books isolated on whiteIl y a 3500 ans, des hiéroglyphes faisaient mention de mains posées sur la douleur afin de l’atténuer. Les prêtres égyptiens pratiquaient l’imposition des mains. Au Moyen-âge, le magnétisme fut considéré comme un art majeur réservé à une élite (prêtres, empereurs, rois) pour guérir les abcès et cicatrices.

Le Reboutement existe depuis l’Egypte ancienne, en passant par la Grèce antique où Hippocrate rédige une œuvre médicale appelée « apeopepedecos » signifiant reboutement.

Beaucoup d’informations circulent autour du magnétisme et du reboutement. Ils sont souvent associés à un don issu de certaines lignées familiales.

Pendant près de deux millénaires, de Gallien jusqu’à Still, cette connaissance capitale du rapport entre le corps et de nombreuses maladies a été perdue en Occident.

Du moins par la médecine, car bien des rebouteux n’avaient pas cessé de la maintenir à travers l’empirisme. Et on peut penser que Still n’a pas bénéficié d’une découverte en génération spontanée, mais qu’il avait exercé ses connaissances d’anatomie et de physiologie sur des faits observés par lui auprès d’empiriques.

ancient Egyptian paintings from the time of the Pharaohs

Les Chinois, les Hindous et les Égyptiens ont connu, bien avant les Grecs — qui ont sans doute été instruits par les Égyptiens —, l’importance de la colonne vertébrale dans la genèse des maladies et ont su la soigner en réduisant les blocages.

La médecine chinoise n’a jamais cessé d’utiliser les manipulations. Aux Indes, on pratique toujours diverses techniques, dont celle qui consiste à faire rouler, sur le dos du malade allongé, une massue enduite d’un corps gras. Les Japonais ont une préférence pour le Kaoua Tsou, qui apprend la percussion ou la pression sur la vertèbre intéressée. 

En Afrique du Nord et dans certains pays orientaux, deux méthodes très voisines, le Takyesse et le Tfarkah, se composent de massages le long des gouttières vertébrales, d’élongations et de manipulations diverses.

 

Ce qu’on doit retenir, c’est que c’est seulement à partir du XIX que les thérapies manuelles commencent à se baser sur les connaissances anatomo-physiologiques pour expliquer et se justifier auprès du monde qui se scientifise (tout comme la médecine mais avec un brin de retard : au XIX la médecine sort de ce modèle d’écrit autobiographique pour se scientifiser alors que les thérapies manuelles entrent dans ce monde de justification personnelle par rapport à une théorie).

Still est certainement un des premiers à se baser sur les connaissances d’époque pour créer sa thérapie et à ouvrir une école où l’apprentissage se structure et se normalise pour tout le monde (et non plus qu’aux initiés) d’où le culte qui lui est voué.

Les thérapies « empiriques » grâce à l’impulsion de médecins curieux se démarquent : vient le temps de création de nouveaux métiers.

L’art de soigner avec ses mains (thérapie manuelle ou médecine parallèle) jusqu’au 19ème siècle était essentiellement transmise entre « initié » (guérisseurs, chaman, rebouteux)

Puis sous l’influence de médecins plus ouverts, les thérapies se démocratisent et commencent à être enseignées de manière plus structurée dans des écoles.

 

 

Les flèches de couleurs montrent l’influence d’un (ou des) courant pour la création de nouveaux métiers.

1871 : Wharton Hood (médecin anglais) écrit « The lancet » où il y décrit les techniques de son formateur Mr Hutton, rebouteux initié à l’art de « remettre bout à bout ».

1874 : andrew taylor still considéré comme le père de l’Ostéopathie fonde la 1ère école aux Etats-Unis. Ses étudiants racontent qu’il avait en permanence sur lui le livre de Wharton Hood en poche…

1889 : L’École Française d’Orthopédie et Massage est crée en France dans l’espoir de normaliser la pratique du massage médical. Elle ne sera agréé qu’en 1924. Pour connaître plus en détail l’Histoire du massage, visitez le site de la Fédération Française de Massages-bien-être

1895 : Daniel David Palmer 1er chiropraticien fonde son École aux États-Unis. Il aurait reçu ses techniques de l’autre monde...

1946 : Le métier de Masseur-Kinésithérapeute crée officiellement pour aider la nation à se redresser sanitairement de la guerre.

1948 : Dr Sambucy, Verthebrothérapeute, La méthode des neuf temps ou neuf manières de traiter la colonne vertébrale et le corps humain, a fait le tour du monde [...] Elle n'est pas surpassable pour la bonne raison qu'elle consiste dans la juxtaposition, la combinaison et la synthèse des neuf manières d'agir des neuf métiers existant depuis la préhistoire. 

Ces manières d'agir et les métiers correspondant d'ailleurs aux neuf composantes de la colonne vertébrale et du corps.

1979 : Christian Trédaniel ouvre la 1ere école d’Ethiopathie Fortement inspiré de la vertébrothérapie.

Année 1970 : John Upledger crée la CST (Thérapie cranio-sacral), issu de la philosophie de William Garner Sutherland (disciple de A.T Still)

Jusqu’à nos jours : Émergence de thérapies manuelles comme les points Jones, Trigger point, Fasciathérapie, ainsi que différentes méthodes comme RPG, Busquet, Reconstruction posturale, McKenzie, Mézière, etc.

Toutes ces théories découlent des connaissances anatomo-physiologiques actuelles et se scientifisent pour rentrer dans le moule de la « médecine scientifique ».

Mais n’oublions pas qu’elles émergent toutes des connaissances empiriques des époques passées et s’appuient toujours sur un modèle philosophique précis (un courant de pensée).

 

III) Dissociation dans la médecine manuelle empirique

 

Il était coutume de mettre les chirurgiens et guérisseurs dans le même paniers. En effet, disciplines purement empiriques la chirurgie connaîtra des « siècles obscurs » en Europe (études sur des morts, qualifiés de « boucher » par l’Église, car la médecine au Moyen-âge était essentiellement pratiqué par religion). 

The Anatomy Lesson of Dr. Nicolaes Tulp (Rembrandt, 1632)

Quelques chirurgiens structureront la pratique à l’image d’Ambroise Paré, mais il faudra attendre louis XIV pour que les « barbiers chirurgiens » soient élevés au rang de médecin à part entière.

 

C’est à ce moment là qu’une scission dans la médecine manuelle empirique s’opère : la chirurgie prend une place entière dans la médecine. De plus la découverte, dans la seconde moitié du XIXe siècle, de l’asepsie et de l’antisepsie révolutionne la pratique de la chirurgie qui élèvera cette discipline bien au dessus de la médecine, au rang d’une médecine qui se veut scientifique.

 

N’oublions pas qu’il s’agit purement d’une conception corporelle de la médecine. L’être humain ne peut se résumer qu’à son enveloppe charnel, il est aussi animé d’une âme ou d’une conscience.

Ainsi faudrait-il ajouter à cette médecine corporelle une médecine psychique (psychologie et émotionnel) : fort heureusement, de nombreux métiers existent pour tenter de soigner ces problèmes (psychiatre, psychologue, thérapie comportementale et cognitive, etc)

 

Close up of female osteopath doing shoulder blade therapy on young mam.

Ayant expliquer les bases, revenons maintenant à notre médecine manuelle corporelle :

On appelle « médecine manuelle » toute médecine dont l’outil est la main.

Les vertébrothérapeutes, les rebouteux, les médecins de médecine traditionnelle chinoise, les ostéopathes, les chiropraticiens, les étiopathes, les Kinésithérapeutes ont chacun développé une théorie du « comment ça marche » (modélisation, méthode, précepte, concept) leur permettant d’expliquer les maux dont souffrent leurs patients.

Certains pensent que le trouble est un blocage, d’autres un déplacement, d’autres encore une sub-luxation alors que certains invoquent un dérangement mineur. Mais toutes les théories définissent une barrière ou une lésion qui empêche le patient de recouvrer la santé.

C’est l’image de cette barrière qui détermine le geste spécifique à faire pour soigner et donc le métier qui est pratiqué.

 

IV) Différence entre traitement fonctionnel et traitement structurel

 

physiotherapist worriedDéfinition lésion = désigne une blessure. Il s'agit d'un terme médical qualifiant l'altération d'un tissu, d'une cellule ou d'un organe vivant par une cause morbide. Une lésion peut être due à une cause externe (traumatisme) ou interne (pathologie)

En fonction de cette image de la lésion, l’intention de votre thérapeute différera selon que son modèle du « comment ça marche » soit fonctionnel ou structurel. 

La structure est notre composition : os, tissu, nerf, réseaux vasculaire ou lymphatique, organes…

La fonction est l’usage des ces structures, le mécanisme « d’utilisation ». Dans notre médecine, on pense que « la fonction crée l’organe », c’est à dire que s’il n’y a pas de but à une structure, elle n’a pas lieu d’exister (j’ai besoin de respirer donc j’ai des poumons)

D’autres pensent au contraire que « la structure génère la fonction » (si j’ai des poumons c’est pour respirer) Cela revient à savoir qui de la poule ou l’œuf est né en premier. Les 2 théories sont valables et se complètent à mon sens…

Autre exemple : les dents de sagesse, l’appendice, notre queue coccygienne… toutes ces structures ont tendances ou ont disparu car nous n’avons plus l’usage primaire de celles-ci (on se demande encore à quoi elles servaient…) On voit donc que l’absence d’usage, de fonction a un impact sur le maintien ou non l’organe.

Application de ces 2 modes de pensées:

Prenons 6 rameurs sur une barque. Si 3 rameurs bossent plus que les autres ils finiront un jour par se plaindre de douleurs avant les 3 autres.

Plusieurs raisonnement s’offrent à nous :

  • D’un point de vue mécaniste du corps,

- Soit je fais en sorte de guérir ces 3 rameurs : par tous les moyens possibles (kiné, ostéo, médecins, médicaments…) : ce qu’il faut voir, c’est que ces 3 rameurs fonctionnent, mais TROP. Les structures sollicitées vont donc se plaindre de TROP fonctionner => les soigner revient à calmer la fonction qui fonctionne trop dans le but de revenir à la normale = traitement fonctionnel.

- Soit j’essaye de comprendre pourquoi ces 3 là fonctionne TROP : est-ce à cause des 3 autres qui ne se démènent pas assez ? Si j’opte pour cette solution, je vais secouer ceux endormies dans l’idée que les charges se répartissent entre les 6. Naturellement les 3 plaignants n’auront plus de raison de se plaindre car ils n’auront plus à TROP fonctionner par rapport aux paresseux.

Soigner les paresseux revient à gérer des structures non plaignantes qui empêchent le

bon fonctionnement de tout le système => traitement structurel.

- Et si ce n’est aucune de ces 2 options ?

Et bien là est l’importance du diagnostic de votre praticien. Si le problème n’est pas corporel, il est peut-être énergétique ou psychique (pas l’envie de faire ce sport, ce métier, stress car pression du résultat, pas bien dans leur tête car problèmes familiaux, etc)

 

  • Autre exemple : j’ai mal au dos (lombalgie)

Kiné: un professionnel de santé qui se consacre aux maux de l'âge ...Le traitement fonctionnel serait de remettre en marche les lombaires en calmant l’inflammation dans un 1er temps (mécanisme de guérison du corps) puis en les faisant bouger pour se réapproprier le mouvement sans douleur (masser et manipuler lombaire, anti inflammatoire, rééducation renforcement musculaire ..)

Le traitement structurel serait de comprendre pourquoi les lombaire « sur-fonctionnent » : problème de bassin, correspondance viscérale ? Dorsale ? Cervicale ? On travaillerait sur tous les éléments qui empêcheraient les lombaires de fonctionner correctement, de compenser correctement. De ce fait, en levant ces problèmes, les lombaires récupéreront seuls leur fonction.

 

Chaque praticien connaît des techniques dites fonctionnelles et des techniques dites structurelles. Sa pratique sera toujours orientée par un modèle prédominant. Libre à lui de vous expliquer son point de vue.

Je pense qu’il n’y a aucun modèle parfait et que plus il y a d’outils dans une boîte à outils, mieux on peut réagir et choisir le bon outils en fonction des situations.

Je suis donc influencé par tous les modèles de ma connaissance aussi bien décrit par les Kinésithérapeutes, que les Ostéopathes, que les Chiropracteurs, que les rebouteux ou même les Vertébrothérapeutes.

Dans l’exemple des lombaires, l’association des 2 types de traitement garantit une efficacité optimum : le traitement structurel des lombaires est plus que nécessaire, mais les lombaires qui souffrent depuis longtemps ne retrouveront peut-être pas toutes seules leurs fonctions. Il faudra donc les aider avec un traitement fonctionnel de ré-appropriation du mouvement.

 

V) Ouverture aux niveaux de complexité de l’être humain

Businessman using digital x-ray human body scan interface 3D rendering

Tout comme se limiter à un seule point de vue de traitement n’est pas complet voir dangereux, se limiter à une pure vue mécaniste du corps n’est pas suffisant. Vous n’êtes pas qu’une machine !

L’intérêt de comprendre votre douleur du moment, mise dans votre contexte personnel aide à comprendre l’installation et la fixité de vos douleurs !

Il est donc évident qu’un simple traitement mécaniste de votre corps ne résoudra pas tous vos problèmes corporels… La compréhension du contexte dans lequel surviennent vos douleurs optimiseront le traitement mécaniste de votre praticien.

Se limiter à un point de vue en générale (vision scientifique de la médecine par exemple) est souvent incomplet voir dangereux (fanatique).

Claude Bernard, éminent médecin disait « c’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre ».





Pour plus d’information concernant l’historique des thérapies, contactez le 06.45.92.77.81


Masseur-kinésithérapeute


Contactez vos thérapeutes Charles Evrard ou Kenny Stanek pour bénéficier de séances de rééducation sur-mesure, en cabinet ou à domicile ainsi que divers massages.

map

Adresse : 206 Avenue du 8 mai 1945

73300 Saint-Jean-de-Maurienne

phone

06.45.92.77.81 (pour Charles EVRARD)

07.70.18.50.42 (pour Kenny Stanek)

06.26.54.91.37 (pour Sylvain Pierrel)

Horaires d’activité

Ouvert du lundi au vendredi (week-end exeptionnellement sur demande)

Kinésithérapie classique, Méthode Busquet et Thérapie Manuelle sur rendez-vous dans la semaine

Massages, gym et yoga : sur créneaux fixés dans la semaine.